lundi 4 décembre 2017

[Avis] Maharajah, tome 1 de M.J. Carter


Tu vois, cher lecteur, il y a des livres qui ne passent pas, c’est rare, je suis plutôt bon public, tu le sais.
Maharajah a été une déception pour moi


Nous sommes en 1837, à Calcutta. l’Inde est à ce moment-là sous régence britannique. 
Xavier Mountstuart, célèbre écrivain, a disparu. 
Le colonel de la compagnie décide d’envoyer un ancien militaire Jeremiah Blake et un jeune soldat William Avery à sa recherche. 
Tous pensent qu’il a été enlevé par les thugs, des bandits assassins, une caste agissant pour la déesse Kali.
Tu as ici le pitch de départ et la raison de cette aventure au cœur de la jungle hindoue

A priori, ce livre avait tout pour me plaire ; j’étais même très impatiente de me plonger dedans quand je l’ai reçu. Une couverture splendide, une quatrième de couverture qui me promettait un thriller historique en Inde : histoire, thriller et découverte d’un pays c’est tout ce que j’aime, mais tu me diras alors pourquoi ne l’as-tu pas aimé ?
Je vais tâcher de t’expliquer en te donnant mon ressenti. 
Sache que certains lecteurs l’ont adoré et d’autres comme moi sont plutôt mitigés. 
Toute lecture est une histoire de ressenti donc, toi qui me lis, peut-être l’aimeras-tu. 
Je te donnerai des liens de différents avis à la fin de ma chronique.

Tout d’abord, ce n’est absolument pas un thriller, un roman d’aventures oui, mais ne t’attends pas à lire un thriller si tu commences ce livre. 
Je ne peux même pas le classer dans les polars, ce n’en est pas un.

Il m’a d’abord fallu énormément de temps pour rentrer dans la livre ; je ne me suis pas immergée dans l’histoire avant la page 150. (pour un livre qui en compte 416 pages
Ensuite, je ne me suis pas attachée au héros du livre, Avery.
Blake m’a titillé un peu plus, je me posais des questions sur cet homme et enfin Mir Aziz qui accompagne le groupe dans sa mission m’a paru le plus sympathique tout en me méfiant de lui. 
Je ne peux pas donc dire que je les ai détestés, mais je n’ai ressenti aucune empathie pour eux, Avery m’a fait lever plusieurs fois les yeux au ciel.
Un personnage du début du roman, ami et compagnon de chambrée de William Avery, lui par contre m’avait plu, mais il lui arrive malheur, j’ai donc cru que oui on allait partir sur les traces du poète disparu, mais aussi résoudre la disparition de ce personnage. 
Je ne te dis pas lequel je ne veux spoiler personne.

L’inde est synonyme pour moi de couleurs, d’odeur, d’architecture, mais hélas je n’ai pas voyagé, je ne me suis absolument pas évadée je suis restée tout au long de ma lecture dans mon canapé.
Tu vas me demander pourquoi, pour moi le souci principal est le style d’écriture de l’auteure. 
Il est lourd, poussif, ampoulé.

Je ne peux nier les descriptions des paysages parcourus, mais ils sont hélas perdus au milieu d’informations qui ne m’ont personnellement rien apporté.

J’ai enfin trouvé le rythme du livre extrêmement lent, il faut attendre les 100 dernières pages pour que l’action et les rebondissements arrivent et là pour le coup je n’avais rien vu venir.
Pour ce point, là l’auteure m’a convaincue, elle m’a mené en bateau, mais aimer un livre uniquement sur les 100 dernières pages c’est trop peu.

Pour ce qui est de l’aspect historique, il est bien rendu, le racisme des Anglais envers les Indiens est terrible à lire, il a pourtant bien existé et pas seulement en Inde.
Encore une fois, le trop grand nombre de détails inutiles (toujours à mon avis) ont nui à ma lecture. 
Les dîners des riches officiers et généraux, les descriptions des toilettes de ces dames ne m’ont strictement rien apporté et m’ont plutôt exaspérée.

La légende et l’histoire des thugs ces criminels qui vénèrent la déesse Kali par contre m’a intéressé, mais j’aurais cru avoir plus d’action grâce à eux puisqu’ils sont si dangereux.
Je m’étais imaginée que Avery et Blake allaient devoir ruser contre eux dès le départ.

Les autres protagonistes ne m’ont pas convaincu. 
Ils ne m’ont inspiré que mépris. 
Leur façon d’être, leur supériorité face au peuple qui meurt de faim et eux qui se permettent de grands dîners ou cette longue traversée du sud vers le nord du général de la compagnie accompagné de dix mille soldats et leurs familles, cette parade qui ne va faire qu’appauvrir encore plus les villages traversés m’a écœuré. 
De plus, je ne voyais pas ce que cela apportait à l’intrigue si ce n’est de retranscrire l’état d’esprit des Anglais vis-à-vis des autochtones.
Je ne peux nier que l’aventure est présente, que l’on traverse l’Inde de part en part et que le chemin de Blake et Avery ne sera pas de tout repos, mais je n’ai réussi à aucun moment à être bien dans mon livre.

Une lecture que j’ai trouvée assommante. J’ai d’ailleurs piqué du nez plus d’une fois ce qui est très très rare quand je lis .
Il m’a manqué d’action, de psychologie des personnages même si vers la fin on comprend mieux leur comportement. Le suspens de savoir qu’est devenu Mountstuart et s’ils vont le retrouver est là, mais ne m’a pas tenu en haleine.
Il ne fallait pas autant de pages pour arriver à ce dénouement ; j’ai trouvé le développement est bien trop long.



Je suis désolée, cher lecteur, tu le sais je reste toujours objective, sincère avec toi, bien qu’une lecture reste toujours subjective par rapport à nos goûts et vécut, je te donne les raisons pour lesquelles je n’ai pas aimé ma lecture
Si l’aspect aventure avait été développé à la limite j’aurais pu adhérer, je ne suis fermée à aucun genre, mais là j’ai juste l’impression d’avoir été trompée même si l’auteure a réussi à me berner sur ce que je pensais des différents personnages et du dénouement final.

Il plaira aux amateurs de longues descriptions, aux romans d’aventures, aux lecteurs qui n’attendent pas beaucoup d’action, aux curieux de l’Inde et de ses coutumes bien qu’encore une fois je sois restée sur ma faim, car c’est plutôt porté sur le quotidien la compagnie anglaise et sur les thugs.

Si je dois le noter, ce ne sera pas plus qu’un 11/20 pour la fin.

Les avis des copains et copines : (d'autres avis arrivent)





Maharajah de MJ Carter - traduction de Karine Lalechère - Roman d'aventure - 416 pages, 23€ - Édition le Cherche Midi, en librairie le 5 octobre 2017

1 commentaire:

  1. Hé bien voilà un livre à éviter, c'est dommage. Merci petite souris pour ton avis. Je t'embrasse

    RépondreSupprimer

Un petit commentaire fait toujours plaisir ♥ Merci 😊

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...