jeudi 23 novembre 2017

[Avis] Vices de Gipsy Paladini


J’avais lu un livre de Gipsy Paladini (« J’entends le bruit des ailes qui tombent ») avant qu’elle soit signée chez Fleuve, quel bonheur de la voir éditée et de recevoir son nouveau livre. 
Je n’avais qu’une hâte : me plonger dans « vices » et voir si j’allais retrouver le style incisif, percutant et noir de l’auteure. 
Si elle allait de nouveau m’embarquer aussi facilement dans son récit, eh bien oui ; j’ai retrouvé tout ça, et bien plus encore.




Gipsy a un style d’écriture bien à elle, original, elle vous donne d’ailleurs le ton ; au début du roman, il y a un avertissement, « Vices est une série littéraire donc voici les deux premiers épisodes. Chaque histoire contient son intrigue propre pouvant être lue séparément.mais les personnages qui les traversent en sont le cœur, ». 
En effet, deux épisodes, deux intrigues sont dans le roman 

-Trois petits singes
-Zabulu

Deux intrigues qui réunissent la brigade des jeunes victimes, chaque protagoniste rencontré au cœur de la brigade m’a happé. 
Leur passé, leurs blessures, leurs failles, si la fin du livre apporte quelques réponses j’ai hâte de lire la suite afin d’approfondir mes connaissances sur ces personnages à la forte personnalité psychologique. Chacun est différent, autant physiquement que moralement.
On a Marie, le personnage central, la jeune flic de 22 ans, petit bout de femme aux cheveux bouclés ; blonde et jolie elle n’attire pas que la sympathie. 
Son « ange gardien » Zolan, tatoué ; cheveux longs ; motard, le flic baroudeur.
Le commandant Tala, 60 ans ; costume/cravate, la force tranquille ; 27 ans aux stups avant de créer la brigade il y a 7 ans.
Amir, père de famille nombreuse, avec lui toute occasion est bonne pour faire la fête.
Bia, l’experte informatique, au look et à la coiffure déjantée, fan des groupes pop japonais et de la culture nippone.
Myriam la chef de brigade, la cinquantaine ; elle entame une seconde partie de sa vie, maman de sa brigade, de ses protégés, elle sème les post-its de citation comme Seneque et à l’air de toujours taper dans le mille. Elle les connaît tous.
Enfin Sophie, jalouse de Marie, l’autre femme de la brigade, une violence l’habite.
D’autres personnages parcourent le commissariat, mais voici pour les principaux protagonistes.

Après son avertissement, l’auteure ne fait pas dans la dentelle, la première page est celle d’un viol, de qui on ne le sait pas.
Ensuite, elle nous plonge dans le premier épisode.

 La première intrigue est celle d’une adolescente Amélie Perrault. 
Victime de harcèlement scolaire.
Je ne vous en dis pas plus si ce n’est qu’avec cette première intrigue Gipsy Paladini vous entraîne dans les méandres du mal, elle analyse les humains dans leurs parts sombres, leurs vices cachés.
Avec un style visuel et cinématographique, vous suivez l’enquête et les indices, vous sondez l’âme humaine dans la noirceur.
Elle vous maintient en haleine, car quand vous croyez l’affaire résolue et elle l’est mais toutes les vérités n’ont pas été révélées.

Au cœur de cette enquête on apprend à connaître les protagonistes qui viennent très vite vous emparez de votre cerveau. 
Si les descriptions des lieux sont visuelles, celles des protagonistes le sont tout autant en faisant des personnes que vous pourriez croiser dans la rue, ils sont dans votre salon, votre chambre. 
Ils évoluent devant vos yeux.
Si la première affaire est pleine de suspens, rebondissements et noirceur, il en est de même pour les policiers qui composent la brigade.
Marie j’ai ressenti une profonde empathie pour elle sans savoir pourquoi au début, plus le livre avance plus on comprend... mon empathie n’a fait que croître.
Sophie, au début, je la pensais simplement jalouse, mais son âme est bien plus torturée qu’il n’y paraît.

La deuxième intrigue est celle d’un jeune Africain porté disparu depuis deux semaines, d’une veille femme brûlée vive dans son appartement. Les deux affaires sont-elles liées ?
Si dans "Trois petits singes" (rien vu, rien dit, rien entendu) l’histoire se passe dans les beaux quartiers ou la classe moyenne dans cette investigation nous sommes dans une cité, dans un immeuble délabré, habité par des réfugiés sans papiers.
Les habitants ne se livrent pas plus que dans la première intrigue. 
Ils se méfient des policiers et de tous, chacun reste sur ses gardes.
Gipsy Paladini nous entraîne cette fois dans les croyances africaines, des jeunes qui finissent par mal tourner, car la société ne leur donne aucun moyen de s’enfuir. 
En quittant leur pays d’origine, ils pensaient laisser leur passé derrière eux, mais celui-ci n’est jamais loin.
Cette deuxième énigme est bien plus noire encore, plus dure, des passages de cruauté, mais qui existent.
Toujours avec ce style brut, incisif elle taille au plus profond de votre cœur.
La psychologie des héros s’approfondit on en apprend de plus en plus sur eux.

Ce qui fait la force de ce livre : ses personnages, si l’on apprend plusieurs informations sur eux au cours de la lecture, on sent que l’auteure n’a pas fini de nous surprendre en nous révélant leurs failles, leurs vices, qu’il nous faudra gratter cette croûte de mystère qui les entoure ; les deux enquêtes par contre sont résolues. 
Vous ne terminez donc pas sur un cliffhanger quoique... Gipsy est "vice-ieuse", je n’ai qu’une envie retrouver la brigade, car le final m’a coupé le souffle et a soulevé tout un tas de questions, a ébranlé quelques certitudes et m’a serré le cœur pour deux personnages.

Dernière force de ce roman ; les sujets des deux affaires sont des sujets d’actualité, inutile de fermer les yeux et dire non ça n’existe pas, Gipsy Paladini vous sort la tête du sable, inutile de faire l’autruche. C’est criant de vérité, cruel, mais véridique.
C’est plein d’authenticité, ça vous prendra aux tripes, car les deux intrigues touchent des enfants.

Lisez cette auteure, une maîtrise du noir, point de gris, ni de nuances, tout est sombre, mais au cœur de cette obscurité surgit la plume lumineuse de Gipsy.


Fois de souris, cher lecteur, il vous faut découvrir cette auteure, je suis frustré d’attendre un an (j'espère pas plus :/) avant de retrouver son univers, mais il est tellement bon, original, maîtrisé, subtil, travaillé en profondeur que je me réjouis d’avance.




Vices de Gipsy Paladini - polar, roman noir - 408 pages, 19,90€ - Auteure Françaises - Édition Fleuve, collection noir - En librairie le 9 novembre 2017

[Rendez-vous] Throwback Thursday Livresque #8





Qu’est-ce que le Throwback Thursday livresque ? Un rendez-vous que Bettie Rose Books a crée en 2016 pour permettre à chacun de partager une lecture ancienne ou plus récente au choix, mais toujours sur un thème très vaste. 
Rien à voir avec le TTT qui lui demande 10 livres et parle parfois au futur. 




Non le Throwback comme son nom l’indique, invite à se replonger dans nos plus jolis souvenirs livresques.
Toutes les semaines Bettie Rose Books propose un thème, cette semaine c'est : 




J'ai choisi un livre que j'ai vraiment beaucoup aimé cette année :

Miss cyclone de Laurence Peyrin 



Résumé :


UNE AMITIÉ INDÉFECTIBLE

VIBRANT AU RYTHME DE NEW YORK,
LA VILLE OÙ BAT LE COEUR DU MONDE


Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer.

Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. Parce qu’elle n’ose pas en parler à June, son silence devient un secret… Et leur destin
à toutes les deux en sera changé à jamais.

Mon avis : clique sur avis pour y accéder

Un extrait J’ai aimé le fil conducteur du récit qui est cette amitié indéfectible de June et Angela aussi opposées qu’elles peuvent l’être, aussi physiquement que niveau caractère.
Angela possède une résilience incroyable, pour moi c’est le roc de toute la famille ainsi que de June et d’Adam. Si notre héroïne ne se voit que comme une mère de famille elle est bien plus que ça, autant pour sa mère Irène que j’ai beaucoup aimée que pour Nick qu’elle va épauler tout au long de sa carrière et à qui elle va pardonner énormément de choses, mais aussi pour June, June cette adulte adolescente que l’on aime, que nous lecteur nous comprenons, on l’accepte alors qu’elle, même si elle a tout l’argent qu’elle veut ne s’assume pas, ne s’aime pas.


Et vous cher lecteur et les copines quel livre avez-vous choisi ? un livre à me conseiller sur l'amitié ? 
mercredi 22 novembre 2017

[Avis] Gardiens des Cités perdues, tome 6 : Nocturna


C’est un tome 6 donc je vais vous donner mon avis, sans pour autant spoiler les premiers tomes, car j’espère que vous serez nombreux à vouloir découvrir cette saga qui est une des sagas qui se rapproche le plus à mon à sens de Harry Potter, non pas pour l’univers, mais pour la complexité des intrigues, l’enjeu, les leçons de vie et de courage que l’auteure nous donne et cet univers merveilleux qui ne ressemble absolument à aucun autre livre.

Autant que vous le sachiez, chaque tome de Gardiens des cités perdues se termine sur un gros cliffhanger, on a envie de hurler sur l’auteure de nous laisser comme cela. 
Du coup, j’étais impatiente de lire ce tome 6, mais maintenant encore plus de lire le 7.
Shannon Messenger reprend l’histoire là où elle nous avait laissés à la fin du tome 5 ; pas besoin d’attendre, on est directement remis dans le feu de l’action.

Dans ce tome, Sophie va être confrontée au pire depuis les deux ans qu’elle a intégré les cités perdues, notre monde où elle vivait étant les cités interdites.
J’ai retrouvé avec joie la bande d’amis du début qui entoure Sophie : Dex, Keefe, Fitz, Bianna ainsi que les jumeaux Tam et Linh et de nouveaux venus comme Marella.
Un lien fort les unit tous, tous sont au courant de la nature de Sophie, le Colibri, du Cygne noir, tous aident le Cygne noir à lutter contre les Invisibles.
Sophie va devoir s’allier à des ennemis, du moins vaincre ses incertitudes et revoir même ses certitudes. On rencontre dans cet opus les gobelins et les ogres ainsi que tous les peuples qui forment les cités perdues.
Sophie est une héroïne qui s’étoffe et grandit au fil des tomes. 
Elle gagne en maturité dans ce 6e livre ; elle a toujours les réactions conformes à une jeune fille de 14 ans, mais agit avec moins de témérité et prend la peine d’écouter ses aînés même si elle est toujours dotée d’une grande force de caractère et qu’elle doit bien accepter l’aide venue de personnes qu’elle n’apprécie pas du tout.
Keefe et Fitz font toujours battre son cœur, mais on ne sait toujours pas lequel est l’élu.
Sois rassuré petit lecteur, c’est un amour naissant ; les premiers émois ; absolument pas un triangle amoureux même si, pour ma part, je suis team Keefe depuis le début.
J’adore ce personnage, fragile et fort à la foi, qui cache ses failles derrière ses blagues.
J’ai adoré aussi retrouver Grady et Edaline, les parents de Sophie, je les trouve très résilients face à tout ce qu’ils doivent accepter.
Ce qui compte pour eux : le bonheur de Sophie. 
Sans doute que je les aime aussi, car ils soignent les animaux en voie d’extinction dans les deux mondes.
Monsieur Forkle ce vieux monsieur grincheux est un autre de mes personnages préférés depuis le premier tome, un personnage qui nous réserve bien des surprises dans cet opus, de même qu’Oralia, la conseillère.

L’auteure ne nous épargne rien tout au long des 762 pages, un suspens constant, un enjeu qui apparaît de plus en plus grand, et ce pour les deux mondes, le nôtre et celui des cités perdues.
On voyage énormément dans cet opus, de Eternalia à la célèbre cité Atlantide. 
Des lieux qui vous feront rêver tellement les descriptions sont visuelles et superbes.
Les Invisibles sont de plus en plus cruels, mais des failles commencent à se montrer au sein de leur organisation. 
Chez le cygne noir, des personnalités se révèlent ; des individus que l’on n’aurait jamais soupçonnés appartenir à cette société qui œuvre pour le bien.

Comme dans chacun de ses livres Shannon Messenger aborde, au-delà de l’intrigue, des thèmes et des valeurs importants tel que : la loyauté, l’amitié, la famille, la trahison, la confiance en soi et envers les autres ; que seul l’on ne peut tout résoudre, qu’il faut parfois donner sa chance à quelqu’un qu’on n’imaginait pas, le pardon aussi.
À travers tous les peuples que nous allons rencontrer dans cet opus ; des peuples tous différents, qu’ils s’agissent des nains, des elfes, des ogres, des gobelins, des fées l’auteure aborde un thème pertinent, que peut-être les adolescents ne percevront pas : l’acceptation de l’autre même s’il est différent physiquement et dans sa culture, le racisme.
Autre thème, qui a déjà été abordé avant, la destruction de la terre par les hommes qui ne font pas attention à l’écologie, qui nuisent aux ressources de la terre, qui se déclarent la guerre avant d’essayer de régler les soucis autour d’une table.

J’ai ri, j’ai frissonné, mon cœur s’est accéléré, j’ai pleuré et je rage de ne pas avoir le tome 7 sous la main, mais je sais que Shannon Messenger nous donnera un tome suivant aussi passionnant.

Rebondissements, actions, révélations, émotions, nouveaux personnages et thèmes l’auteure sait où elle va et elle vous permet de ne pas vous ennuyer, 6 tomes et aucune déception bien au contraire.


Je salue aussi la rapidité de traduction des éditions Lumen sans cela on pourrait attendre des années, ici à peine 9 jours !!! après la parution en VO.


Gardiens des Cités Perdues tome 6, Nocturna de Shannon Messenger - Traduction de Mathilde Tamae-Bourdon - Fantastique, jeunesse - 768 pages, 16€ - Édition Lumen, en librarie le 16 novembre
mardi 21 novembre 2017

[Avis] Double piège de Harlan Coben


Bonjour mon petit lecteur, comme promis hier aujourd'hui on cause polar. Un livre que j'ai lu en lecture commune avec mon amie Laure de la page et du blog Boulimie livresque (cliques sur son nom pour visiter son blog)

Dernier livre de l’auteur sorti en France, le premier pour moi, oui même si j’ai des livres de lui dans ma Pal, j’ai toujours ressenti un a priori. 
Pourquoi je ne sais pas ?
Cette lecture a ôté tous les doutes que j’aurais pu avoir, j’ai adoré ce roman, lu en quelques heures et impossible de le déposer afin de connaître le dénouement.

Maya Meyer ; capitaine d’hélicoptère dans l’armée, enterre son mari assassiné froidement devant elle en plein Central Park. 
Quelques mois auparavant, c’était sa sœur pendant qu’elle était en mission en Syrie.
Sa meilleure amie Eileen lui offre un cadre numérique avec caméra intégrée afin qu’elle puisse surveiller sa nounou Isabella en son absence. 
Elle doit continuer à veiller sur Lily, 2 ans, la fille qu’elle a eue avec son mari Joe.
Joe vient d’une famille fortunée, Édith, Neil et Caroline essaient de convaincre Maya de venir habiter près d’eux au manoir familial, mais Maya est bien trop indépendante pour cela, de plus elle s’est toujours senti une pièce rapportée de la famille.
Comme si les morts qui l’entouraient ne suffisaient pas Maya est revenue de mission avec un syndrome de stress post-traumatique, ses nuits sont peuplées de cauchemars auditifs, elle entend et réentend les bruits et les cris des blessés.
Shane, son meilleur ami, lui apprend que l’homme, Corey la vigie, qui a dévoilé les images de sa mission catastrophe sur un site internet semblable à Wikileaks, est de retour aux USA, elle se demande ce qu’il va lui vouloir.
Peu de temps après Maya croit voir Joe sur un des enregistrements de la caméra.
Hallucinations ? 
Joe serait-il encore vivant ? 
Quoi qu’il en soit, Maya est bien décidée à retrouver l’assassin de son époux, peu importe ce que pense Shane, l’inspecteur Kierce, son beau-frère Eddie et ses enfants Daniel et Alexa. 
Elle doit comprendre ce qu’il s’est passé.


Harlan Coben nous entraîne auprès de Maya et de ses investigations. 
Je me suis prise d’empathie pour elle, jeune veuve et mère, n’ayant plus de repères, souffrant de SPT, son beau-frère qui l’accuse de semer la mort partout où elle passe ; sa sœur assassinée elle aussi et si les deux meurtres étaient liés ?
À qui appartient cette voiture qui semble la suivre ?
J’ai douté absolument de tout l’entourage de Lily. 
Sa meilleure amie qui le jour de l’enterrement lui offre cette caméra-espion, Shane qui a l’air bien protecteur envers elle, Isabella la nounou ainsi que Hector, son frère et Rosa, sa mère, employés tous les trois par la famille Burkett, Édith la mère de Joe et psychiatre, le psychiatre de Maya, Corey la vigie qui voit des complots partout, l'inspecteur en charge de l'affaire, plus j’avançais plus je craignais pour la vie de notre héroïne qui a l’air de déranger quelqu'un avec ses questions mais qui ?

En quatrième de couverture il est indiqué que c’est un thriller paranoïaque, c’est exactement ce que j’ai ressenti, j’avais l’impression de devenir folle et de sentir le piège se refermer autour de Maya et de moi.
J’en suis venue à me demander si Maya n’était pas victime de délire.
Le dénouement m’a laissé sur les fesses. 
Je n’ai rien vu venir, l’auteur s’est joué de son lecteur, j’adore ça, j’ai eu le cerveau retourné.

Un véritable page turner rudement bien mené, Harlan Coben avance ses personnages comme des pions sur un échiquier, vous, le jouer face à lui vous serez échec et mat à la fin de la partie.
L’écriture est fluide, le rythme halenant, les pages défilent, les questions se bousculent, Maya connaît-elle vraiment ses proches ?
L’intrigue est maîtrisée, intriguante pour vous amener à un dénouement totalement imprévisible, parfaitement amené, il est plausible, les explications données ne sont pas tirées par les cheveux.
J’ai aussi beaucoup aimé la part qu’il donne aux nouvelles technologies, sites internet, GPS, caméra-espion. 
C’est écrit un peu à la manière d’un espionnage.


Une totale réussite pour ce double piège qui m’aura bien piègé. 
J’ai adoré, je relirai très vite un autre livre de l’auteur.

Voilà pour aujourd'hui cher lecteur, à demain :) 

Double piège de Harlan Coben - Traduit par Roxane Azimi - Polar - 396 pages, 21.90€ - Edition Belfond, collection noir, en librairie le 5 octobre 2017

[rendez-vous] Top Ten Tuesday #3




Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. 
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition par le blog Frogzine.

Cette semaine, le thème est : Vos 10 livres qui sortent de l’ordinaire (par son écriture, ses personnages, son histoire, etc.)

Comment ne pas commencer en citant Lait et miel de Rupi Kaur, recueil de poésie et de dessins qui ne me quitte pas, il est toujours à côté de moi pour relire certains passages. Cliques sur l’image si tu veux lire mon avis 



Second livre qui me vient directement à l’esprit lu aussi cette année : Inséparables de Sara Crossan 
Un livre écrit en vers, mais d’une beauté incroyable, l’histoire de deux siamoises. Vraiment, ne passe pas à côté de ce livre cher lecteur. 



Le troisième il sort de l’ordinaire par son sujet, un de mes immenses coups de cœur de cette année, un livre impossible à oublier, Olivier Norek écrit des polars, mais Entre deux mondes est tellement plus que cela. Cher lecteur, même si tu ne lis pas de polar il te plaira. Oui il y a une enquête, mais c’est avant tout une histoire d’humanité. 


Si je parle de ce coup de cœur absolu il faut que je te parle aussi de Sirius de Stéphane Servant, un roman jeunesse post-apocalyptique d’une beauté à couper le souffle, je n’oublierai jamais Kid. Le monde vu à travers les yeux d’un enfant et de la nature. Lis-le ou mets-le sur ta wish-list.



Cette fois je parle de ce livre pour son thème original, je n’avais jamais lu de dystopie écologique, c’est chose faite avec l’empire de sable de Kayla Olson. J’ai adoré ce roman. Je crois que tu le sais déjà.

On en est à la moitié, pour le 6e je te propose de découvrir un roman très original, il pourrait rebuter le lecteur et pourtant c’est un livre à lire et à comprendre je parle de Petites reines de Jimmy Levy

En septième un roman que je n’ai pas chroniqué cette année, mais qui est original dans sa manière d’être écrit, une histoire d’amour vu à travers les objets et les animaux que les héros vont rencontrer, un banc, un oiseau, etc. Un petit quelque chose de plus de Sandy Hall


En 8e je te parle de Cyanure de Laurent Loison, pourquoi, juste pour sa fin qui sort complètement des chemins battus, c’est original, inédit, ça peut plaire ou pas, moi ça l’a fait 


En 9e cela commence à devenir dur, mais je dirais Mischling de Infinity K. Original par la manière dont il est raconté, des jumelles, Stasha et Pearl qui racontent tour à tour les expériences de Mengele à Auschwitz.
Je te l’accorde c’est une lecture difficile, mais l’auteure apporte beaucoup d’espoir. 



En dernier choix j’ai décidé de parler de Les dieux du Tango de Carolina Di Laurentis, j’étais bien loin de m’imaginer à la lecture du résumé où l’auteure allait m’emmener, c’est beau, bouleversant et terriblement bien amené. Le destin de Leda m’a profondément touchée. 




Voilà cher lecteur, j'ai d'autres livres originaux à te proposer de part le format, les sujets ou les personnages mais ceux-ci sont ceux qui me sont venus directement en tête. A part Un petit quelque chose de plus tous les livres sont chroniqués sur le blog si tu ne les connais pas.
Et toi ? Quel est ton Top Ten de cette semaine ? 


lundi 20 novembre 2017

[Avis] La belle sauvage, tome 1 de ¨Philip Pullman


Cher lecteur, je suppose que tu connais la trilogie de Philip Pullman ? Si ce n’est pas le cas, tu as mon avis sur le premier tome ici.
Quel bonheur de retrouver tant d’années après l’univers de l’auteur !

La belle sauvage est le premier tome d’une nouvelle trilogie qui se passe avant "La croisée des mondes".
J’avais un peu peur ; une prequelle tant d’années après, est-ce que j’allais être autant embarquée ?
Est-ce que cela n’allait pas être le livre de trop ?
La barre était haute avec sa première saga. 
Eh bien non, cher lecteur, toutes mes craintes ont été apaisées. 
J’ai passé un merveilleux moment de lecture, j’ai déjà hâte d’avoir le deuxième opus entre mes mains.

Dans ce tome, Lyra n’a que 6 mois, ce livre nous raconte la genèse de sa naissance, pourquoi tant de monde la recherche ; pourquoi Lord Asriel n’a pu s’en occuper ; les griefs de Madame Coulter en son encontre ; la prophétie qui a été faite par les sorcières.
Bref, tout un tas d’explications que nous n’avions pas eu dans les livres précédents ou alors des renseignements qui avaient été juste effleurés.

Clairement, si vous n’avez pas lu "La croisée des mondes", vous pouvez lire ce premier opus sans être perdu et si vous l’avez lu vous apprendrez de nouvelles informations.

Ce livre est un tome un, on a beaucoup de nouveaux personnages, d’autres que l’on connaît.
Malcolm Posthead, jeune garçon de 11 ans, vit et travaille à l’auberge de ses parents « La truite ». Poli et travailleur, avide de savoir, il aime débarrasser les tables de la salle et discuter avec les érudits. Le cœur sur la main il va aussi, très souvent, aider les sœurs du Prieuré de Sainte Rosamund situé de l’autre côté du fleuve, il le traverse grâce à sa barque surnommée « la belle sauvage ».
C’est ainsi qu’il va entrer dans la toute jeune vie de Lyra et de son fidèle Daemon Pantalaimon. En effet, les sœurs ont recueilli Lyra et la protègent, personne ne doit savoir qu’elle se trouve là.
Bien malgré lui il sera aussi amené à espionner les agents à la solde de l’église catholique en pleine inquisition, il ramènera tout ce qu’il entendra à l’auberge auprès de Hannah, une érudite qui travaille sur les significations de l’aléthiomètre, et qui, sous ses airs timides, a été aussi réquisitionnée par l’Oxford Street. 
Une organisation composée de personnes haut placées qui essaient de remettre en place une démocratie juste et honnête.
Lyra est liée à tout ceci, mais je n’en dirai pas plus si ce n’est que Malcolm et l’aide-cuisinière de l’auberge, Alice, 13 ans je dirais, auront un rôle très important à jouer pour sauver Lyra du danger qui la menace, des dangers même. 
Vous apprendrez comment et pourquoi Lyra est arrivée à Jordan Collège.

Comme dans la précédente trilogie, l’univers créé est riche et les thèmes abordés importants ainsi nous avons la critique de la toute-puissance de l’église, que l’on peut juxtaposer à toutes les religions et tous les pays sous dictatures.
Un climat de délation règne, sournois, les prêtres engagent des enfants qui eux pensent agir pour le bien en dénonçant ceux qui ne suivent pas leurs préceptes, ils appellent cette organisation « la Ligue de Saint-Alexandre ».
Ce que j’ai préféré dans ce tome c’est son héros, Malcom, jeune et pourtant réfléchi, dès qu’il rencontre Lyra un lien les unit et il fera tout ce qu’il peut pour la protéger.

Malgré tous ces points positifs, c’est un premier tome, l’univers se met lentement en place, Philip Pullman assied le monde qu’il a créé, je pense surtout pour ceux qui ne l’auraient jamais lu
Malgré tout, le suspens est maintenu tout au long et surtout dans la deuxième partie qui se passe en grande partie à bord de la belle sauvage.
Vous comprendrez la relation unique qui existe entre le Daemon et son « humain » l’attachement et le lien entre Pan et Lyra est beau et attendrissant à lire.
On en apprend davantage sur l’aléthiomètre, le magisterium qui a la science et la connaissance en horreur, ils veulent l’éradiquer et aussi sur cette étrange poussière, ce dernier fait n’est qu’effleuré dans ce premier opus ; j’ai vu que le tome 2 et 3 se passaient 10 ans après la première trilogie ; Lyra a 20 ans et je suppose donc que ce sera dans la suite que la poussière sera pleinement développée.

Relire Philip Pullman c’est passer un moment de lecture doudou, même si clairement il manque de tempo, que les tenants et aboutissants se mettent lentement en place, que les personnages sont nombreux, mais auront soit une grande importance dans la trilogie déjà sortie ou dans celle-ci comme Malcolm.

Voilà cher lecteur, non seulement j'ai retrouvé avec tellement de bonheur l'auteur mais c'est aussi ma première chronique en tant que chroniqueuse Gallimard jeunesse,  j'en suis tellement contente. 
Je te retrouve demain mais cette fois avec un polar et bien sûr le Top Ten Tuesday 

La belle sauvage, tome 1 de Philip Pullman - Traduction de Jean Esch et  Illustrations de Chris Wormell - roman ado, jeunesse à partir de 10 ans, fantastique, aventures - 544 pages, 22€ - 
Édition Gallimard Jeunesse, On Lit plus fort, en librairie le 16 novembre 2017
jeudi 16 novembre 2017

[Avis] La reine du Tearling, tome 3 : le sort du Tearling de Erika Johansen


Qu’est-ce que je l’attendais ce tome, un tome qui allait conclure la trilogie, un premier tome que j’avais adoré, un deuxième un peu moins (voir mon avis)

Je ne spolierai pas les tomes précédents, mon avis sera un peu plus court.
Pour ceux qui voudraient découvrir une saga fantasy originale, je ne peux que vous conseiller cette saga pas assez connue à mon goût.

Ce tome apporte énormément de réponses aux questions que l’on se posait sur tous les protagonistes des opus précédents que cela soit Massue, La Reine Rouge, Elyssa la mère de Kelsea notre héroïne ainsi que toutes les réponses sur le passage du monde blanc et la création du Tearling.
Je ne peux pas dire que je sois enthousiasmée par le final, mais Erika Johansen conclut parfaitement sa trilogie.
J’ai énorme apprécié la transmission du savoir et des erreurs entre les générations, le message que les nouvelles générations ne reproduisent pas les erreurs du passé. 
Tout comme elle insiste grandement sur l’empathie, le jugement, et enfin de ne pas vivre dans le passé

Concernant les protagonistes ils sont vraiment nombreux, car tout ceux apparus dans le tome 1 ou 2 nous les revoyons ici, la grosse différence c’est l’apparition de Katie, Row et Gavin des contemporains de William Tear, on les a rencontrés du moins deux d’entre eux dans les opus précédents, ils joueront un rôle crucial dans les décisions de Kelsea, on peut même dire s’ils ont influencé le futur du Tearling.
Kelsea fait encore ces voyages dans le passé, l’on apprend beaucoup de chose. 
Si ce point m’avait déstabilisé dans le tome 2, j’ai trouvé l’alternance des chapitres plus fluide dans ce tome-ci.
La petite Aisa et le père Tyler ont aussi un grand rôle dans le dénouement. 
Des personnages que j’adore tout comme Adaline, Pen, Ewen, etc.
On explore tous les territoires du Tearling, le Gut, la crèche, l’Arvath qui est toujours aussi corrompue, une corruption de l’église dénoncée déjà dans les opus précédents, mais encore plus ici.

L’action et les révélations s’enchaînent à un rythme effréné, il n’y a aucun temps mort, que cela soit dans le passé ou le présent. Bien des rebondissements et retournements de situations m’ont étonné.
Kelsea avait déjà évolué par rapport au premier tome, dans le deuxième elle n’acceptait pas sa différence ici c’est une femme forte qui avance vers sa destinée, c’en est fini de la jeune fille craintive qui ne se voyait qu’à travers son image.

Le bémol, un continuum espace-temps que j’aurais préféré ne pas avoir, même si la conclusion apportée et le développement est bien amené j’ai été déçue par ce fait. 
Je m’attendais à une conclusion tout autre et je reste finalement avec quelques questions, pas nombreuses, mais bon, il faudra je pense que je relise ce roman, vu le nombre de révélations et le tempo il se peut que j’aie laissé échapper une ou plusieurs réponses.
Je suis une incorrigible romantique lire le dénouement de Javel et Allie, de Pen et Kelsea, m’a attristée, mais rend l’histoire riche en émotion.
On comprend aussi beaucoup mieux la colère de la Reine rouge, pourquoi elle est devenue cette dictatrice impitoyable tout comme l’Orphelin, le diable ou peu importe le nom qu’on lui donne.

Une chronique plus courte que d’habitude, mais je ne peux vraiment pas en dire plus sinon je vais spoiler les tomes précédents
Je vous recommande vraiment cette trilogie qui pour une fois se finit bien sûr un tome 3. La conclusion est donnée, la boucle est bouclée pas de fin ouverte.

Une quête, de l’amour, le passé et le présent d’un pays finalement assez jeune, une héroïne qui évolue au fil des opus et de nombreux personnages attachants, de l’action, des batailles, de l’émotion, du rire et de la colère et un suspens constant.

La reine du Tearling, tome 3 : le sort du Tearling de Erika Johansen - Fantasy - 450 pages, 22€ - Edition JC Lattès, en librairie le 8 novembre 2017
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