lundi 22 janvier 2018

[avis] Consolation, tome 1 : Saving Her de Corinne Michaels




Bon OK, après avoir lu Heroes de Battista Tarantini j’ai eu peur de ne pas apprécier ce New adult à sa juste valeur, car Battista avait mis la barre très haute. 
Corinne Michaels vient de me ravager le cœur avec le premier tome de son dyptique Consolation, Saving Her.
Heureusement pour moi que la sortie du deux est prévue pour le 7 février, car la fin est juste horrible.

Nous sommes dans une romance new adult qui se passe sur une base militaire.
C’est le quotidien des épouses de militaires et de leurs maris que tu vas suivre.


Nathalie est enceinte et comme toute jeune femme qui s’apprête à devenir mère elle s’occupe de la chambre de sa future petite fille afin que tout soit prêt le jour de sa naissance.
Un coup de sonnette à la porte va faire basculer sa vie.
Son mari est décédé en mission.
Seule la naissance de Aarabelle va lui permettre de tenir debout et de continuer à vivre.
Si elle continue à vivre, elle enchaîne les journées mécaniquement. Seul compte le bonheur de sa fille, elle n’a pas le temps de s’apitoyer et aucune envie de faire les démarches nécessaire après un décès, car cela ne fera que rendre celui-là plus réel.
Le seul jour où elle s’autorise des larmes c’est lors de l’enterrement.

« Aujourd’hui, c’est la dernière fois que je m’autorise à ressentir du chagrin, le dernier jour où je peux verser des larmes, parce que les larmes ne changent rien. Je dois rassembler les forces qu’il me reste et m’y tenir fort. Je suis maman et j’ai une petite fille qui aura besoin que je sois à la fois son père et sa mère. Un jour, c’est ce qu’on dit, un jour cela ne fera plus mal. C’est faux. Cela fera toujours mal. Je ne serai plus jamais la même. Celle que j’étais est morte à l’instant même où Mark a frappé à la porte. Je ne suis plus qu’une coquille vide. »

Déjà, là, je te narre que quelque pages du roman pour te le résumer et à ce moment-là j’étais déjà convaincue, tu le sais, je ne lis, jamais les résumés avant de commencer ma lecture je ne savais donc vraiment pas à quoi m’attendre ni que j’allais être aussi secouée.

Liam, le meilleur ami de Aaron revient de Californie et décide d’aider Lee (Nathalie), d’abord en l’aidant avec toute la paperasse, mais aussi en lui parlant franchement sans chercher à l’épargner. 
Il fait ce que son meilleur ami aurait voulu : prendre soin de Lee et Aarabelle. Jusqu’ici, personne n’a réussi à faire sourire Nathalie ni à lui faire sortir tout le chagrin accumulé pas même sa meilleure amie Reanell.

« J’esquisse un petit sourire, mais une douleur commence à poindre en moi. Il est trop tôt pour que j’aille bien. Je devrais être triste… »

« Il m’a rendu le sourire, et je m’en suis à peine rendu compte. Sa présence ici a aidé la femme que j’étais à refaire surface. »

Liam sait que, derrière les « tout va bien » de Lee se cache un profond désespoir. Il va tout faire pour l’aider, mais peu à peu l’un comme l’autre sente que leurs sentiments d’amitié évoluent vers autre chose. L’un comme l’autre le refuse, le nie et s’en sent coupable.
Juste, le fait de rire avec Liam la culpabilisait déjà alors, des sentiments amoureux, comment, est-ce possible ?

« Désir et culpabilité se déchirent mon âme, mais mon cœur et mon corps n’attendent que ça. » Lee

« Elle me fait quelque chose, et je suis assis là, à me dire que je dois y aller, alors même que je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure chose. Si elle n’avait pas été la femme d’Aaron, je serais déjà devant sa porte. Je l’aurais déjà mise dans mon lit, dans mes bras, dans mon cœur, mais avec elle il y a un signal d’alarme, que j’ai choisi d’ignorer parce que je ne peux pas. Je suis démuni devant elle et je ne sais pas pourquoi. » Liam

Sont-ils prêts, l’un et l’autre, à s’engager et à faire en sorte d’avancer ?
En plus de cette romance naissante, une seconde intrigue tourne autour de Aaron.
Les circonstances de sa mort, de cette bombe artisanale sont suspectes. Jackson et Mark pour qui travaillait Aaron enquêtent, mais ne dévoilent rien à Nathalie qui pourtant travaille pour eux à présent.
Elle a quitté son job de journaliste pour pouvoir être tous les soirs près de Aarabelle.
Un mystère tourne autour de Aaron.
Nathalie connaissait-elle vraiment son mari ?


Que te dire des personnages si ce n’est que concernant Nathalie j’ai ressenti énormément d’empathie pour elle, dont j’ai compris sa peine, ses doutes, sa colère, son inquiétude face à l’avenir. Une veuve avec un bébé.
Aura t’elle la force d’aimer à nouveau ? Peut-elle faire ça à Aaron ? Le seul et premier amour de sa vie ?
Et alors Liam. Liam est le héros parfait. 
Tendre, patient, attentionné, avec Nathalie et Aarabelle. 
À aucun moment, il ne va forcer Natalie à faire une croix sur son passé ; toujours, il va l’écouter et l’entourer quand le chagrin la submerge. Il est juste là pour les deux, Lee et Aarabelle. 
Que de scènes attendrissantes il y a avec la petite fille ! Ce grand et fort soldat qui fond devant un bébé.
Je défie quiconque de rester insensible à ce valeureux soldat.

Il est parfait avec Lee, mais il est aussi parfait dans son rôle d’ami de Aaron. Il le défend quand il le faut même s’il est en colère, il lui cherche des excuses et rappelle à Nathalie quel homme, quel ami il était.
Il ne va forcer en rien ; ni à prendre la place du père auprès de Aarabelle ni celui de mari auprès de Lee. Il leur laisse de l’espace et verra bien comment les choses évolueront. Il se met complètement de côté pour Lee ; il a beau souffrir, avoir envie de plus ; jamais il ne lui met la moindre pression. C’est une présence rassurante et réconfortante.

Si l’on est ému par ce duo et les embûches qu’ils doivent surmonter sur leur chemin on rit aussi. 
Tous les deux ont beaucoup de répartie et d’humour, la scène des couches entre autres m’a fait beaucoup rire.

Corinne Michaels écrit un new adult passionnant, car au-delà des thèmes du décès, du deuil, et bien d’autres que je ne te révèle pas, elle maintient un suspens tout au long du récit et te surprend plus d’une fois avec les rebondissements qui ont lieu.
J’ai chaque fois été saisie, car si l’on devine aisément et très vite que Liam et Lee éprouvent plus que des sentiments amicaux le reste on ne le voit pas venir.
Même s’ils essaient d’avancer, le passé les rattrape toujours et parfois au pire des moments.

Une lecture qui m’a fait passer par tout un panel d’émotion, du déni à la tristesse, du rire aux larmes, de la colère à l’étonnement. Les deux dernières pages de cet opus sont juste horribles pour notre cœur, je l’ai eu brisé deux fois et je me demande bien que ce que nous réserve l’auteure sur l’avenir de Lee.
Une plume très fluide, addictive, moderne, saisissante. Une auteure que je note, car elle a écrit d’autres sagas parues en anglais jusqu’à présent.
Je ne dirais pas qu’elle surpasse mes auteures préférées, mais elle a énormément de potentiel, à voir avec la suite.


Comme quoi on peut cumuler les coups de cœur, comme quoi toutes les romances ne se ressemblent pas et qu’elles regorgent de leçons de vie.

Je te le conseille à 100 % encore oui, je n’y peux rien si je lis des pépites.
Bon OK si tu n’aimes pas la romance ni le milieu militaire, bien qu’il soit présent, sans l’être de trop alors non ne le lis pas, mais si tu cherches un new adult qui change je te le recommande. 
Si tu veux rencontrer un Book Boyfriend exceptionnel et vivre des montagnes russes émotionnelles alors, fonce !



Consolation, tome 1 : Saving Her de Corinne Michaels - New Adult - Militaire - 256 pages, 15.90€ - Édition Harlequin, collection &H, en librairie le 10 janvier 2018
vendredi 19 janvier 2018

[Avis] Heroes de Battista Tarantini



Poum-Poum. Poum-Poum

Mon cher lecteur, Poum-Poum c’est le bruit de mon cœur à mon retour de l’Outback où mon cœur a explosé d’amour.
Oui encore une romance, mais non pas une romance. Si, mais pas seulement, tu veux du super héros ? Tu veux des gens ordinaires qui deviennent extraordinaires ? 
Tu veux des êtres aux cicatrices visibles et invisibles ?
 Des cœurs meurtris au propre comme au figuré ? Des êtres qui ne savent plus ce que c’est que vivre ? Alors, lis Heroes.

Battista c’est la première fois que tu apparais sur ce blog, mais ça fait un moment que je te lis. J’ai toujours eu peur d’écrire un avis pas à la hauteur de ce que tu m’apportes. 
Avec ce roman, tu m’as redonné un gros souffle d’espoir. Merci même si je suis déchirée de devoir quitter Z et Grace.
Je l’attendais beaucoup, ce roman. 
Les phrases que tu nous livrais en attendant la sortie, le dessin du talentueux William de Rosa me disaient déjà que j’allais l’aimer ce livre et que j’allais vivre un voyage intense et douloureux, mais que je l’aimerais cette souffrance, car tu as le don de traiter de thèmes dramatiques, de sujets qui nous font réfléchir tout en nous insufflant une bonne dose d’espoir, tu as l’art de nous faire réfléchir en même temps et c’est totalement réussi, la tension et les sentiments montent crescendo pour terminer en apothéose.

Premier chapitre passé au côté de Grace, première page du prologue ;c’était bon pour moi, j’étais partie moi aussi à l’autre bout du monde avec le cœur qui battait dans mes mains au rythme où je tournais les pages et c’était énormément de Poum-Poum. Ce fut des larmes, des sourires, de l’émerveillement et tellement plus encore.


Bon, tu l’as compris, je viens de vivre un véritable coup de cœur, un coup de foudre pour ce roman.
Mon cœur a même du mal à retrouver un rythme normal, car je t’écris comme toujours mon avis à chaud.
Je vais essayer de ne pas être brouillon et te faire comprendre, mon cher lecteur, pourquoi j’ai tant aimé ce livre

Si tu lis la 4e de couverture, tu en sais déjà beaucoup ; moi, j’ai fait comme toujours, j’ai ouvert le livre en en sachant le moins possible, je voulais découvrir de moi-même. 
(J’ai même quitté les réseaux sociaux 24 h pour éviter toute conversation sur ce livre, car nous étions nombreux à le lire en même temps. Oui, c’est égoïste, mais je voulais garder et savourer les émotions seules.)
Je t’en raconte le moins possible, car si tu pouvais faire comme moi et lire ce livre en totale découverte je suis certaine que tes émotions comme les miennes en seraient décuplées.

Grace, 22 ans, part rejoindre sa tante Jenna à Leigh Creek, elle s’exile dans le bush australien, quittant Londres, pour réapprendre à vivre. 
Pour quelles raisons je le garde pour moi ! 
Sur la route, une pluie diluvienne s’abat depuis plusieurs km, Grace est perdue et en plus sa voiture de location tombe en panne en plein milieu de la nuit. 
C’est Z, le garagiste de la commune, qui viendra la dépanner. 
Ce sera leur première rencontre. Sous ce ciel diluvien, un éclair traverse le cœur de Grace.
Poum-Poum

Deux Héros – Deux cœurs

Nos deux héros ont renoncé à vivre. 
Elle ne sait plus comment faire avec cette vie qui est la sienne, comment gérer son cœur, sa peur de vivre et lui pense plus mériter de vivre.

Elle a décidé d’être une super héroïne, de foncer sans avoir peur de rien, mais ça ne marche pas aussi bien que dans les comics qu’elle dévore.
Lui a abandonné l’idée d’être Batman sans Robin et n’est plus qu’un superman déchu.

Grace cherche sa voie, que va-t-elle pouvoir bien faire comme travail ?
Elle a arrêté ses études de médecine, elle n’a pas l’envie de les reprendre. 
C’est finalement au garage de Z qu’elle va échouer, après tout réparer des moteurs c’est comme réparer des cœurs.

"- Tu n'aimes pas les vrais super-héros, gronde-t-il. Ceux qui vivent en marge de la société. Ceux qui ont des pouvoirs dingues et tiennent l'univers entre leurs mains. 
- Tu as raison. Moi je préfère les héros. Des gens comme nous qui apprennent à vivre avec leurs blessures et leurs différences."

L’un et l’autre vont se perdre et s’aider ; s’attirer et se repousser, les sentiments puissants qu’ils éprouvent leur font peur.
Z pense être un danger pour les autres et Grace ne sait même pas si elle va rester ou si son cœur va continuer de battre cet incessant Poum-Poum

"Seulement c'est trop tard. Je ne suis plus invisible. Je renais de mes cendres."

Grace et Z ne sont pas les uniques protagonistes de ce roman, tu as aussi Jenna, Ronald, Kenly, etc. Chacun d’eux sont important dans le roman, chacun apporte une réponse, un rebondissement ou évoque un thème, car si Heroes est une romance, Battista Tarantini aborde de nombreux sujets tout autres tels que le pardon, la mort, le deuil, la maladie, la culpabilité, etc.
Aussi dramatiques que puissent être ces sujets, les situations que vivent Grace et Z, car, oui tu as sûrement déjà compris que c’est entre eux deux qu’a lieu la romance, Battista Tarantini prend tous les codes de la romance sans les clichés, elle les mixte aux comics et les mélange grâce à un vortex de sable rouge australien pour te donner une magnifique et sublime histoire.

Tu vis au même rythme que le cœur des deux héros. 
Tu lis aussi vite que Flash. 
Tu crois aussi fort en cet amour que l’immortalité de Wolverine, mais eux, Grace la rousse et Z en sont-ils capables ?

Z ne veut pas guérir Grace et Grace, cela tombe bien, ne le veut pas ; mais, voilà ; ils ont beaux être deux têtes de mules ces deux-là sont les défibrillateurs de l’un et de l’autre.

Il est l’orage, elle est le soleil
Il est la nuit, elle est le jour
Il est les ténèbres, elle est la lumière

Boum-boum. Boum-boum.

"Tu as des secrets. Des secrets qui brouillent tout ce que tu dis quand tu te montres plus ...gentil avec moi ! Moins invincible, moins insubmersible ! (...) Je te ne guérirai pas, Gracz, mais tu ne me sauveras pas non plus."

Elle est exubérante, démonstrative, il est tout le contraire. 
Il ne parle que très peu, mais exprime tellement à qui sait lire dans les yeux.

Une romance passionnelle, évidente pour toi, mais pas du tout pour eux, une histoire qui te montre que pour réussir à vivre il faut aussi savoir se mettre en danger, mais aussi que la vie est précieuse et que la brûler par les deux bouts n’est pas non plus la solution.

À deux arriveront-ils à juguler la part de chacun pour en faire quelque chose d’unique ? 

Deux cœurs brisés pour en faire un nouveau et unique qui battrait au même rythme ?

Que te dire de la plume de Battista si ce n’est qu’elle a le don pour t’amener au cœur de son intrigue sans aucune difficulté. 
Tu tournes les pages sans te poser des questions.
Quand arrive un rebondissement, tu fermes ton roman deux secondes, tu reprends ton souffle et tu continues ta lecture en apnée.
Son écriture te fait sentir vivante, bouillonnante de vie et d’espoir. Elle te dit que, peu importe les difficultés, tu vas y arriver.
Tu ressens tout à 100 %, la tristesse, la peur, les larmes qui coulent, le profond désespoir, l’abîme dans lesquels se noie Z, la souffrance que porte Grace sur ses frêles épaules.
Puis tu les aimes tous ceux qui gravitent autour d’eux, oh Jenna , Ronald et le chien Wallace.

Tu comprends l’histoire, les sentiments et les questions qui les traversent, leur passé grâce à une alternance des chapitres rondement menée.
Grace te parle au présent ; de son arrivée en Australie tout en te racontant pourquoi elle y est ; de temps en temps, la parole est donnée à Z (Zepheniah) qui lui, va te narrer son passé ; pourquoi en est-il arrivé à penser qu’il ne mérite pas de vivre ?
Une fluidité tout au long, une mise en place de l’intrigue et des sentiments qui ne se font ni trop rapides ni trop lents.
Une accélération du tempo dans les derniers chapitres couplée au ronronnement de la Mustang noire de Z, une intensité dramatique qui gagne en profondeur au cours de ta lecture.
L’humour est aussi bien présent et atténue quelque peu les moments de souffrance intenses que t’infliges l’auteure, mais, attention, ce n’est pas un reproche, car je veux bien en vivre des milliers des histoires comme celle-ci, mais je ne suis pas certaine que mon cœur résisterait à autant d’émotions fortes.
Elle fait de ses héros de papiers, des êtres abîmés par la vie des super héros, mais ils ne savent pas encore tout le pouvoir qu’ils détiennent dans leur cœur.
Des êtres ordinaires qui te livrent une romance extraordinaire.
Originale, belle à te couper le souffle. 
En plus, tu voyages en plein bush australien.
 Les décors décrits sont somptueux, (même si je me serais bien passée de l'épisode de l'araignée, on a pas toutes un Z sous la main ^^) si je m’écoutais je prendrais mon sac à dos, je réserverais un vol pour Sydney et j’irais voir de mes yeux cet Outback qui t’accueille chez lui et pas le contraire. Cette nature sauvage, encore indomptée par l’homme.

Z le félin, brut de décoffrage, aux yeux bleus arrivera-t-il à s’ouvrir à Grace la rousse aux yeux verts, son vortex, sa Storm, fragile et si forte à la fois ?

C’est vraiment plus qu’une romance un roman complet, bien plus qu’une fiction. 

La vie. Le voyage. Le voyage de la vie que t’offres l’auteure avec ses perturbations, ses décollages et ses atterrissages parfois en douceur parfois brutaux et dont tu n’es pas certain chaque fois de sortir indemne même si brille très fort tout au long des lignes cette lueur d’espoir, de force, de ténacité qui te tient en vie et te fait espérer encore et encore en un monde meilleur, possible pour toi, pour eux, pour moi.
Je ne serais pas étonnée que Battista ait laissé un bout de son cœur entre ces pages.

Voilà mon cher lecteur ; je pense que cette histoire a un impact particulier sur moi, car elle reflète une part de ma vie passée et actuelle sans pour autant que cela soit la mienne, mais, j’ai connu, je connais, des souffrances similaires, je me suis fortement identifiée aux héros, Battista m’a redonné un immense coup de boost.
Chacun le vivra différemment suivant son vécu comme chaque livre d’ailleurs, une lecture, un avis dépendent toujours de notre passif, de nos vies, de nos émotions.

Oui, je sais le mot souffrance revient souvent dans mon avis, mais ; crois-moi si je te dis que Battista ne cherche à aucun moment à s’apitoyer sur ses personnages, au contraire elle te montre par eux que tout est encore possible et que rien n’est jamais définitif dans la vie. 
Que quand tu penses avoir expulsé tout ton oxygène, que tu étouffes, une brise légère t’amène le souffle qui te manquait.

J’ai un profond respect pour nos deux héros, mais surtout pour Z, finalement le plus meurtri des deux même si cela ne se voit pas, le ramener à la vie ne sera pas facile ni pour Grace, ni pour lui, ni pour toi.

Je les porte tous les deux dans le cœur. 
Le dessin de William de Rosa c’est mon cœur sauf que moi, il est écrit Z et Grace maintenant.

Tu ne seras pas étonné si je te dis de lire ce roman si ? je pense que j'en ai suffisamment dit sur les émotions ressenties non ? Tu en veux encore ? Lis-le je te dis !




Heroes de Battista Tarantini - Romance, New Adult, Australie - Littérature française - 476 pages, 17€ - Edition Hugo roman, collection New Romance, en librairie le 11 janvier
jeudi 18 janvier 2018

[avis] Honorables intentions de Fabiola Chenet



Bonjour, mon cher lecteur, aujourd’hui, je te propose donc une romance historique.


Une romance historique se passant en Angleterre à la fin du 19e, écrite par une auteure française que je ne connaissais pas encore, je me suis lancée, sans avoir d’attente particulière et au final j’ai adoré ma lecture.

On commence le roman avec Charlotte. 
Elle va faire sa première saison à Londres ; le souci, elle a déjà un jeune homme en vue, Arthur Northey. 
De plus, si sa sœur aînée Kate ne se marie pas avant elle, une règle établie par la matriarche de la famille, Charlotte ne pourra pas épouser Arthur. 
Est-ce que le conte Northey voudra bien l’attendre ? Un beau parti comme lui ? 
Celui-ci ; très épris de Charlotte, demande à son cousin John de demander Kate en mariage, une dette d’honneur que l’homme ne se voit pas refuser. C’est ainsi que le vilain petit canard de la famille Houtton rencontrera John.

Kate nous est présentée comme : laide, rousse, portant des lunettes tout le temps, une jeune fille qui n’aurait rien pour elle, oui c’est choquant, mais c’est écrit comme cela. 
Ses parents ne l’aiment pas, ils donnent tout à leur fille cadette, Kate est insignifiante pour eux, leur seule crainte : la grand-mère qui protège Kate et détient les cordons de la bourse.
Ils sont loin d’imaginer que Kate est une jeune femme en avance sur son temps. 
Elle profite que ses parents la délaissent pour fuir la maison familiale et se promener seule dans les rues de Londres. 
Elle s’intéresse à un tas de choses, elle lit le journal, elle aime la politique, elle s’intéresse aux nouvelles révolutions industrielles, tout ce qui, normalement, est interdit aux femmes ; elle s’en passionne

John lui est bien décidé à rester célibataire et même si ce mariage de convenance a lieu chacun sera libre de faire ce qu’il a envie. Ils en ont convenu tous les deux. Une sorte de contrat tacite.

Même si j’aurais aimé un peu plus de pages et que j’ai trouvé une scène finale un peu facile j’ai adoré ce couple et surtout l’héroïne qui est telle que je les aime. Elle n’a pas froid aux yeux. Elle est moderne et féministe
Le roman m’a fait penser à Les fantômes de Maiden Lane de Elizabeth Hoyt , une de mes sagas historiques préférées, pour des missions que Kate réalise en cachette, mais que je te laisse découvrir par toi-même
Une très belle découverte autant pour l’histoire que pour l’écriture, fluide, addictive
Une caricature de la noblesse anglaise avec ses us et coutumes qui sont bien loin de rendre les gens heureux avec les mariages de convenance.

Si l’auteure ne révolutionne par le genre elle nous offre une romance historique pleine de fraîcheur, de rebondissements inattendus, l’auteure nous réserve bien des surprises au cours de notre lecture. Elle nous fait passer ces messages : l’amour n’est pas toujours là où on l’attend, et vaut-il mieux avoir une tête bien pleine qu’une tête bien faite ? John, justement, passera outre les jolies têtes pour s’intéresser à l’énigmatique Kate.

Une lecture qui vous fera passer un très bon moment, sans fioriture ni temps mort, une jolie et belle romance. 
J’aurais toutefois préféré une fin un peu plus développée, on quitte nos héros un peu trop brutalement, j’aurais aimé encore les suivre, lire quelques chapitres supplémentaires ou pourquoi pas une suite ?.

Le point fort du roman ? L’auteure traite de la place de la femme à cette époque, Kate est une femme impliquée, qui ne se résigne pas au rôle que la société lui donne. J’ai aussi beaucoup aimé l’humour de Kate. Une héroïne complète et comme je les aime ! 


Un roman pour tous les amateurs de romans historiques ou qui voudrait justement découvrir la romance historique. Fabiolo Chenet m'a convaincue. 



Honorables intentions de Fabiola Chenet - romance historique, 19e - Angleterre - 304 pages, 7.99€ - Édition Charleston, collection Diva poche, en librairie le 9 janvier 2018

[Rendez-vous] Throwback Thursday #16



Qu’est-ce que le Throwback Thursday livresque ? Un rendez-vous que Bettie Rose Books a crée en 2016 pour permettre à chacun de partager une lecture ancienne ou plus récente au choix, mais toujours sur un thème très vaste. 
Rien à voir avec le TTT qui lui demande 10 livres et parle parfois au futur. 




Non le Throwback comme son nom l’indique, invite à se replonger dans nos plus jolis souvenirs livresques.
Toutes les semaines Bettie Rose Books propose un thème, cette semaine c'est : 



Alors là je n'ai absolument pas eu besoin de réfléchir longtemps,l'héroïne qui m'a énormément marquée, que j'adore et que j'ai hâte de retrouver en mars c'est :

Isis Blake de la saga Lovely vicious de Sarah Wolf publiée chez Pocket jeunesse.
C'est ma Best Bookgirl. Je l'adore. 
Découverte en mai 2017, aucune ne l'a détrônée depuis.

Résumé :

RÈGLE NUMÉRO 1 :
Ne jamais parler d'amour
RÈGLE NUMÉRO 2 :
Ne jamais penser à l'amour
RÈGLE NUMÉRO 3 :
Éviter tout sentiment


Isis Blake, 17 ans, a un objectif : ne JAMAIS retomber amoureuse. Alors qu'elle tente de s'intégrer dans son nouveau lycée, elle tient à ce que personne n'apprenne qu'avant elle était obèse... et qu'elle avait un coeur. Mais, au lieu de se faire discrète, Isis colle son poing dans la figure de Jack Hunter, celui qu'on surnomme " le Prince de Glace ". Dès lors les couloirs du lycéedeviennent un champ de bataille. Leur guerre sera sans merci...

Mon avis 
sur le tome 1 : ici  
il y a aussi mon avis sur le tome 2 si tu veux mais crois-moi il faut lire cette saga ! 

Et toi quelle est ton héroïne préférée ? 


mercredi 17 janvier 2018

[Avis] Seuls les enfants savent aimer de Cali



Mon cher lecteur, tu connais comme moi le chanteur, mais connais-tu l’auteur ?
Vu la poésie de ses textes et les quelques phrases en 4e de couverture je m’attendais à être bouleversée. 8 phrases et j’avais les frissons :


Seuls les enfants savent aimer.
Seuls les enfants aperçoivent l'amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.
Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l'amour s'en va.
Seuls les enfants meurent d'amour.
Seuls les enfants jouent leur coeur à chaque instant, à chaque souffle.
À chaque seconde le coeur d'un enfant explose.
Tu me manques à crever, maman.
Jusqu'à quand vas-tu mourir ?



Tu commences le livre avec l’enterrement de la maman de Bruno, 6 ans. Jugé trop jeune pour assister aux funérailles, c’est de la fenêtre de la maison familiale qu’il observera le cortège funéraire.
Qu’est ce qu’on comprend de la mort quand on est petit ? 
Trop souvent, les adultes pensent nous épargner des peines en taisant ou n’en nommant pas certains chagrins. 
Cali avec ses mots/maux d’enfants va te démontrer que lui il a tout compris à la vie, à la mort, mais surtout à l’amour. 
Un amour total, sans limites, qu’il voue à sa maman Mireille. 
Comme tous les enfants du monde il ne dose pas son amour, il est immense et c’est donc un tsunami dans son univers de petit garçon que la perte de sa maman.

Je ne peux pas te dire que c’est une autobiographie, mais je sais que la maman de l’auteur est décédée quand il était jeune. 
Qu’importe roman ou autobiographie cela n’enlève rien à la beauté et la poésie du texte.

Ce qui ressort de ce texte c’est la grande peur de mourir, que lui ressentent, mais aussi la peur de perdre les gens qu’il aime. 
Alec, son nouveau meilleur ami, Carole, son premier grand amour, son papa qui se laisse porter par la vie, mais qui ne vit plus ; son frère, ses sœurs, sa petite chatte mimi ; qui au départ il va s’interdire d’aimer ; il lui a donné le même nom que sa maman, Mireille et si c’était une erreur de lui donner ce prénom ?


"Je le vois, maman, il fixe ton dernier lit, la banquette rouge contre le mur où je t'ai dit au revoir pour la dernière fois. La banquette rouge où tu te tenais, si fatiguée ; où tu m'as dit "je t'aime mon petit Bruno". Tes yeux étaient devenus vides. Ceux de papa le sont encore plus."

Il est aussi plein d’amour à donner, en manque d’amour, il recherche sa maman dans d’autres bras, il lui parle très souvent mais n'a plus de réponses, il ne comprend pas pourquoi les adultes effacent si vite toute trace de sa maman, pourquoi ils ont décidé de brûler toutes ses affaires, une seule rescapée : une photo du mariage de ses parents qui ne le quitte plus.

Écrit tout en poésie ; la gorge nouée par les mots de ce petit bonhomme, tu poursuis ta lecture sur un peu plus d’une année.
La colère qui l’emporte, mais qu’il ne comprend pas, ils souffrent de voir les gens qu’ils aiment pleurer, il a l’impression de semer la tristesse partout où il va.

Tu lis l’extinction de la flamme du foyer et la cape sombre jetée dessus.
Tu cherches avec Bruno une autre maison où il ferait un peu moins triste, tu lis les fêtes catalanes, mais est ce qu’il a encore le droit d’être heureux ? Une grande question qu’il se pose, aussi jeune qu’il soit.

Un texte absolument bouleversant, poétique, écrit tout en pudeur sur ses maux d’enfants avec ses mots d'enfants. 
La dissolution de son foyer qui tient à moitié debout ; un papa devenu silencieux ; une sœur de 12 ans qui prend le relais de sa maman. 
Tu lis ses espoirs et ses attentes, tu lis la religion en laquelle il ne croit plus ; il est où ce dieu qui lui a pris sa maman ? Tu penches ta tête sur la stèle de la défunte et tu écoutes avec lui ce silence, ce vide laissé. Plus aucun cœur ne bat sous la pierre, mais bat très fort dans le cœur de Bruno.

C’est le petit Bruno, le narrateur, tu as l’impression qu’il te prend la main et te chuchote tous ses secrets dans ton oreille et que tu les accueilles au plus profond de ton cœur et de ton âme de lecteur.

Comme je te le dis, c’est poignant, mais tu lis aussi les bêtises d’un enfant, des enfants de cet âge. Bruno entouré, mais si seul avec son chagrin qu’il ne peut nommer même s’il comprend beaucoup de choses que l’on ne prononce pas devant les enfants comme son papa qui se tait ou qui sent bizarre, son papa qu’il ira chercher en lui donnant la main au bistro d’en face pour l’emmener loin de cet endroit qui ne sent pas bon. Qui est l’adulte ? Qui est l’enfant ? Je ne jette pas la pierre du tout aux adultes, mais la maturité de ce petit garçon de 6 ans est étonnante ; il comprend tellement de choses, mais il ne sait comment les nommer.

Tu l’aimes cet enfant, tu as envie de lui donner la main et de ne jamais la lâcher.
Tu comprends aussi quelle difficulté ce sera pour lui d’aimer.
Tu as envie de répondre aux questions qu’il se pose, mais qu’il ne dit pas.
Un petit cœur de 6 ans avec une tonne d’amour et de tristesse qui parfois déborde et parfois pas, un immense flot d’amour et un profond respect qu’il a pour ses aînés et son papa. Mon père, ce héros.

Cali, une souris de Belgique non pas fan du chanteur, mais amoureuse de tes textes et paroles, te remercie pour ce moment de grâce et de poésie. Merci pour ce cœur, ces larmes glissées dans ses pages, ce sourire aussi minuscule soit-il par moment.



Un superbe témoignage, poignant qui m’a pris aux tripes.
Un roman qui parlera a beaucoup d’entre vous, mes lecteurs, tous, nous avons croisé de près ou de loin la perte d’un être cher quand nous étions enfant ; tous, nous n’avons peut-être pas compris à ce moment-là ce qu’il se passait.

"Derrière toi il y a la nuit - et le cimetière désert.
Derrière toi, il y a nous.
Ils n'ont rien brûlé.
Rien de ce qui compte vraiment.
Tu es là, ma belle maman. 
ta peau est immense quand elle me touche. Ta voix est la bonté même quand elle me raconte qu'on ne va pas mourir. Jamais."




Seuls les enfants savent aimer de Cali - Roman - 192 pages, 18€ - Édition du Cherche Midi, en librairie le 18 janvier 2018

mardi 16 janvier 2018

[Avis] Warcross, tome 1 de Marie Lu


Mon cher lecteur, quand j’ai vu qu’un nouveau livre de Marie Lu allait être publié je n’ai pas pu m’empêcher de le commander, j’avais adoré sa trilogie parue chez Castelmore, Legend.


Ici, Marie Lu nous plonge complètement dans le monde du jeu vidéo, les geeks vont adorer ce livre, mais pas uniquement eux, car moi qui ne joue jamais à aucun jeu j’ai été passionnée par le monde et l’imagination incroyable qu’a eue Marie Lu.

Tu suis Emika, orpheline, à 18 ans elle vit à New York, dans le monde dans lequel tu évolues les nouvelles technologies sont bien plus avancées qu’à l’heure actuelle. 
Aucun repère de temps ne t’est donné, mais tu sais que cela se passe dans le futur
De plus en plus de robots remplacent les humains du coup, le travail se fait rare, Emika pour tenter de s’en sortir est chasseuse de primes.
Warcross est connu mondialement, quasi tout le monde est connecté tout le temps, à tout moment, en rue ou chez soi.
Tu mets une paire de lunettes comme des lunettes de vues, tu peux soit améliorer ton quotidien en te baladant avec une panthère virtuelle ou t’habiller complètement différemment ou tu passes en mode jeu et là tu dois récupérer des artefacts dans des mondes différents.

Ce jeu, Emika le connaît très bien, elle l’a déjà hacké, c'est trop cher d'y jouer sans le hacker, elle est passionnée par son créateur et rêve de le rencontrer. 
Âgé du même âge qu’elle, à peu près, il est milliardaire avec ce jeu qu’il a conçu et toutes les innovations qu’il apporte tout le temps. Un génie de l’informatique. Hideo Tanaka.

Chaque année a lieu la grande finale de Warcross, elle réunit les meilleurs joueurs qui s’affrontent en équipe.
Les gens sont tellement passionnés par ce jeu que les artefacts utilisés se revendent au marché noir.
Emika doit de l’argent à son propriétaire, si elle ne le paie pas rapidement elle sera à la rue. Elle va décider d’hacker la grande finale pour voler un artefact qu’elle pourrait revendre ensuite oui, mais en faisant cela le monde entier l’a vue pénétrer dans le jeu.
Les médias ne parlent que de ça, Emika se voit déjà en prison or, c’est une tout autre personne qui désire la rencontrer : Hideo Tanaka en personne.
Pourquoi veut-il la rencontrer ? Que lui veut-il ?
Emika ne le sait pas encore, mais c’est toute sa vie qui va changer. 
Elle va pénétrer dans des mondes réels ou virtuels qu’elle ne connaît pas. 
Elle débarque à Tokyo. 
Je ne t’en dis pas plus.

J’ai adoré le personnage d’Emika, intelligente, vive, rebelle, altruiste. Un personnage fort, elle affronte les problèmes et applique à la lettre un des préceptes de son père : chaque problème à sa clé. 
Elle enfuit ses blessures sous une carapace. 
Personne ne peut, ne doit connaître ses faiblesses.

Hideo est mystérieux, charismatique, froid. 
Au début, je ne l’ai pas trop apprécié, un milliardaire qui n’a plus conscience de la vraie vie et qui pense qu’en un claquement de doigts tout lui sera acquis. 
Par contre au fur et à mesure qu’il côtoie Emika une tout autre facette de sa personnalité se dévoile, celle-ci m’a beaucoup plu.
Les autres personnages sont tous, très réussis, parmi eux, j’ai préféré Roshan et Hammie.

C’est un premier tome, Marie Lu explique son monde, on est complètement immergé dans le monde des jeux vidéo, mais les mondes virtuels créés. 
Qui ne rêverait pas de les visiter ?
Même moi qui ne joue jamais, je jouerais à Warcross.
 Dans ces mondes virtuels, on a de la force, de la vitesse, on visite quantité d’endroits tous merveilleux.

À travers son intrigue et le monde que l’auteure décrit, elle te met en garde sur les dérives de l’informatique où tout le monde est hyper connecté et qu’il est si facile pour de faire hacker ou d’en abuser au point de ne plus se rendre compte de la réalité ou pire de perdre son identité. 
Avec Warcross, tout ce que vous avez envie d’obtenir, vous le possédez en mettant simplement ces lunettes. 
Vous vivez dans le virtuel. 
Plus besoin d’avoir des rêves ou des buts. Vous pouvez être qui vous voulez.

L’intrigue tourne autour du « métier » d’Emika et d’un personnage mystère : Zéro.
Ce zéro a un but à atteindre, mais qui est-il ? 
Que prépare-t-il ? 
Où le trouver à part dans le Darkcross (notre version du Darkweb tout aussi virtuel que le reste)
Une intrigue bien ficelée, avec de nombreux rebondissements, un côté enquête qui te force à te méfier de nombreux protagonistes.
Tu tournes les pages (presque aussi vite) qu’Emika roule sur sa planche à moteur. Un roman très addictif.
À part l’intrigue, une romance se développe
Je l’ai trouvée mignonne, deux êtres brisés qui se comprennent et se rapprochent. 
Malgré cela, elle ne prend pas trop de place sur l’intrigue. Elle est là pour renforcer notre attachement aux personnages et donner du piquant supplémentaire.

L’écriture de Marie Lu est toujours aussi descriptive, pas toujours facile au début d’appréhender tous les nouveaux termes utilisés, mais elle écrit de manière telle qu’on se retrouve très vite immergé dans le roman. Pour ma part, je me suis totalement identifiée à Emika. 
Comme pour Legend elle invente un monde bien à elle, je n’ai pas encore lu quelque chose de similaire. 

Une écriture très entraînante, intrigante et passionnante. 
J’ai vraiment adoré ce monde même s’il est virtuel. 
Il fait rêver et te déconnecte complètement de ta réalité. L’immersion est totale et réussie.

Ce ne sera pas un coup de cœur, car j’ai deviné assez vite l’identité de Zéro, ainsi que d’autres choses que j’avais vues arriver. 
Certains rebondissements sont un peu trop faciles, mais par contre, la fin, alors elle, je n’avais rien deviné. 
L’auteure nous laisse plein de questions sur l’avenir du monde.
J’espère bien que nous aurons rapidement le second tome


Malgré ses défauts, j’ai adoré ma lecture, j’ai adhéré à ce monde des jeux en réseaux ou virtuels alors que je ne connais absolument rien (si j’ai eu un Atari et ma sœur une game-boy et une Sega, oui ça date)

Je l’ai dit plusieurs fois à mon fils, il adorerait ce livre, une lecture qui conviendra à de nombreux lecteurs, jeunes, ados ou adultes qui aiment le Young adult et/ou le monde des jeux.



Warcross, tome 1 de Marie Lu  - Traduction de Guillaume Fournier - Young Adult,science-fiction- 416 pages, 18.50€ - Edition Pocket jeunesse, en librairie le 4 janvier 2018
lundi 15 janvier 2018

[Avis] Le destin de Cassandra de Anna Jacobs


Mon cher lecteur, sûrement le sais-tu déjà, j’adore les romans historiques, j’adore encore plus quand c’est sous forme d’aventures, de découvertes de nouveaux pays comme c’est le cas avec ce roman.
Anna Jacobs t’emmène de la campagne anglaise du Lancashire aux terres arides d’Australie.


Je ne peux encore que plus aimer quand l’auteure choisit de mettre au cœur de son intrigue 4 sœurs au tempérament fort, élevées par leur père, un homme aux idées larges et qui pense que ses filles ont autant besoin d’étudier si ce n’est plus que de tenir une maison. 
Nous sommes en pleine guerre de Sécession, le Lancashire en souffre beaucoup, cette partie de l’Angleterre vit grâce à ses usines de filatures et d’importation du coton du sud des États-Unis, mais voilà avec la guerre il n’y a plus de travail ; la misère règne partout dans la province.
Cassandra l’aînée, Pandora et les jumelles Xanthe et Maïa font ce qu’elles peuvent pour aider leur père Edwin en travaillant pour la paroisse qui donne des travaux de coutures en échange de quelques pièces et un repas.
C’est sans compter sur la méchanceté de leur tante qui répand de méchantes rumeurs à leurs sujets de plus, leur père a choisi la foi méthodiste, il a quitté l’Église anglicane, son frère ne lui a plus parlé depuis des années sous ordre de sa femme.
Leur tante Isabel est une femme mauvaise et revancharde, elle est furieuse que son époux Joseph aide les sœurs et son frère. 
Elle se vengera de la pire des façons, les 4 sœurs seront envoyées contre leur gré en Australie qui manque cruellement de domestiques. Je ne peux t’en raconter plus, mais crois-moi ; ces 4 filles, surtout Cassandra vont bien souffrir, elles ne baisseront pourtant jamais les bras face à l’adversité, elles refuseront de se taire comme il sied aux femmes à cette époque.
Heureusement, dans leur vie, arrivera avant leur départ en Australie, le jeune Reece et les époux Southerham, eux ont choisi d’émigrer dans cette nouvelle colonie anglaise pour y aménager une exploitation agricole.

Chaque protagoniste de ce roman est merveilleux, j’ai adoré tous les suivre même si l’intrigue de ce tome porte plus sur Cassandra et sur Francis et Livia les époux Southerham.
Chaque personnage prend vie devant tes yeux que cela soit dans le Lancashire ou en Australie.
Avec une plume fluide, addictive, Anna Jacobs s’attache à te montrer les instincts entre les différentes foi, les différences de classes, l’injustice qui règne en Irlande où les prisonniers politiques sont envoyés à vie en Australie. 
Quantité de thèmes sociaux ou historiques sont abordés sans trop de descriptions. C’est passionnant et enrichissant de lire tous les bouleversements qu’a connus cette fin du 19e.
J’avais déjà lu des romans sur la colonisation Australienne (avec deux sagas de Sarah Lark, avec Les orphelins du bout du monde de Harmony Verna, avec Tamara McKinley), mais ici l’auteure choisit d’aborder le thème en commençant par montrer la misère et la pauvreté anglaise dont la royauté ne s’inquiète pas outre mesure, d’habitude on suit des gens de la noblesse ici aussi, mais c’est en premier le peuple dont elle parle.
Je ne savais pas que cette province anglaise avait autant souffert durant la guerre de Sécession, c’est ce que j’aime dans les romans historiques apprendre des faits que je ne connais pas ou peu.

Pour ce qui est des personnages comme je te le disais ce sont les femmes qui sont fortes à l’image de Cassandra et de ses sœurs bien sûr, mais aussi à travers Livia ; elle a beau venir de la noblesse elle a bien plus de jugeote et de réflexions que son doux rêveur de mari, Francis.
L’auteure te montre qu’à cette époque les femmes n’avaient rien à dire ou décider, mais quelques-unes se révoltaient (heureusement)
Elle choisit aussi d’aborder les thèmes importants de la seconde chance et de ne pas se fier aux apparences. La plus grande chrétienne peut être la pire des ordures et un ancien prisonnier avoir le cœur sur la main.

Un premier opus complètement fascinant autant pour l’histoire, pour l’intrigue que pour les protagonistes que tu rencontres et que l’on retrouvera certainement dans les prochains tomes en espérant ne pas devoir attendre trop longtemps.
Il y a tout dans ce roman : de l’amour, du suspens, des rebondissements inattendus, des mains tendues où l’on ne les attend pas et puis les magnifiques descriptions des deux pays. J’ai autant ressenti le froid et l’humidité du Lancashire que la chaleur et les odeurs de l’Australie.

J’ai hâte de retrouver les 4 sœurs, car une intrigue reste irrésolue et je pense que le prochain tome portera (a mon avis) sur Pandora ou sur ce mystérieux, bel homme irlandais Conn ou sur ce vieux monsieur Kevin, tout deux anciens prisonniers, déportés injustement pour leurs idées politiques.


Un roman riche, de la romance, de l’aventure, des personnages au caractère fort et à la psychologie finement abordée, de l’histoire sur plusieurs continents, tu trouveras tout dans cette saga d’une auteure que je ne connaissais pas du tout et qui a pourtant déjà écrit plus de 40 romans.

Je ne peux que te conseiller ce livre si tu aimes les sagas d’aventures et historique et si tu aimes les femmes fortes qui refusent de se résigner à leur condition, d’hommes qui veulent s’en sortir par le travail dans un pays où rien n’existe encore c’est le tout début de la colonisation du pays Australien



Le destin de Cassandra de Anna Jacobs - traduction de Sébastien Danchin - roman historique - 372 pages, 22€ - Édition de l'Archipel, en librairie le 10 janvier 2018
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